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TJM (Taux Journalier Moyen)
Le TJM, ou Taux Journalier Moyen, est le tarif qu'un freelance facture pour une journée de travail (généralement 7 à 8 heures). C'est l'indicateur de référence pour fixer ses prix en prestation de services intellectuels. Pour le calculer, on part du revenu net annuel souhaité, auquel on ajoute les charges sociales, les frais professionnels et les impôts, puis on divise le total par le nombre de jours effectivement facturables dans l'année (en moyenne 140 à 180 jours, selon le taux d'occupation). En France, le TJM moyen d'un développeur freelance se situe entre 450 et 700 euros en 2026, tandis qu'un consultant senior peut dépasser 1 000 euros. Le TJM peut être négocié à la hausse pour des missions courtes ou à forte expertise.
Micro-entreprise
La micro-entreprise est un régime fiscal et social simplifié destiné aux entrepreneurs individuels dont le chiffre d'affaires annuel ne dépasse pas certains seuils. En 2026, ces seuils sont fixés à 188 700 euros pour les activités de vente de marchandises et à 77 700 euros pour les prestations de services (BNC/BIC). Le micro-entrepreneur bénéficie d'un calcul des cotisations sociales proportionnel au chiffre d'affaires encaissé (21,1 % pour les prestations de services libérales en 2026), sans comptabilité complexe. Il suffit de tenir un livre de recettes et, pour les activités de vente, un registre des achats. Ce régime est le plus populaire chez les freelances débutants grâce à sa simplicité administrative. En revanche, il ne permet pas de déduire ses charges réelles ni de récupérer la TVA (sauf option).
Auto-entrepreneur
Auto-entrepreneur est l'ancienne appellation officielle du régime de la micro-entreprise, utilisée de 2009 à 2016. Depuis le 1er janvier 2016, le terme juridique est exclusivement "micro-entrepreneur", mais l'appellation "auto-entrepreneur" reste très répandue dans le langage courant et dans les moteurs de recherche. Concrètement, il n'existe aucune différence entre les deux : même régime fiscal, mêmes seuils de chiffre d'affaires, mêmes taux de cotisations sociales, même inscription au guichet unique de l'INPI (anciennement CFE). Si vous voyez "auto-entrepreneur" sur un document administratif ou un site officiel, c'est simplement un synonyme de micro-entrepreneur. Les déclarations de chiffre d'affaires se font trimestriellement ou mensuellement sur le site de l'URSSAF.
BNC (Bénéfices Non Commerciaux)
Les BNC (Bénéfices Non Commerciaux) constituent la catégorie fiscale des revenus tirés d'une activité libérale, intellectuelle ou artistique. La majorité des freelances du numérique (développeurs, designers, consultants, rédacteurs) relèvent des BNC. En micro-entreprise, un abattement forfaitaire de 34 % est appliqué sur le chiffre d'affaires pour déterminer le bénéfice imposable. Au régime réel (déclaration contrôlée 2035), le freelance déduit ses charges réelles : matériel, logiciels, déplacements, cotisations, etc. Le passage au régime réel est obligatoire au-delà du seuil de la micro-entreprise (77 700 euros) et peut être avantageux en dessous si les charges dépassent 34 % du CA. La déclaration se fait chaque année via le formulaire 2042-C-PRO, en complément de la déclaration de revenus.
BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux)
Les BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) sont la catégorie fiscale des revenus provenant d'une activité commerciale, industrielle ou artisanale exercée par une personne physique. Un freelance relève des BIC s'il vend des biens, propose des prestations commerciales ou exerce un métier artisanal. En micro-entreprise, l'abattement forfaitaire est de 50 % pour les prestations de services BIC et de 71 % pour la vente de marchandises. Au régime réel simplifié, les charges réelles sont déduites du chiffre d'affaires. Les seuils de la micro-entreprise BIC sont plus élevés que pour les BNC : 188 700 euros pour la vente et 77 700 euros pour les services. La déclaration se fait via le formulaire 2042-C-PRO (micro) ou 2031 (réel). Pour un freelance hésitant entre BNC et BIC, c'est la nature de l'activité qui détermine le rattachement.
TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée)
La TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) est un impôt indirect sur la consommation, collecté par les entreprises pour le compte de l'État. Le taux normal en France est de 20 %, avec des taux réduits à 10 %, 5,5 % et 2,1 % selon les biens et services. Un freelance assujetti à la TVA la facture à ses clients (TVA collectée) et peut déduire la TVA payée sur ses achats professionnels (TVA déductible). La différence est reversée à l'État. Les micro-entrepreneurs bénéficient par défaut de la franchise en base de TVA (pas de TVA facturée ni déduite) tant que leur CA reste sous les seuils légaux. Le dépassement des seuils entraîne l'assujettissement à la TVA, avec déclaration mensuelle ou trimestrielle. Oneboard gère automatiquement le calcul de la TVA sur chaque facture.
ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d'Entreprise)
L'ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d'Entreprise) est un dispositif d'exonération partielle de cotisations sociales accordé aux créateurs et repreneurs d'entreprise pendant leurs quatre premiers trimestres d'activité. Pour les micro-entrepreneurs, l'ACRE réduit le taux de cotisations sociales de moitié environ la première année (par exemple, 10,6 % au lieu de 21,1 % pour une activité libérale BNC en 2026). L'ACRE est accordée automatiquement aux primo-créateurs qui remplissent les conditions, sans demande préalable depuis 2020. Pour en bénéficier, il ne faut pas avoir profité de l'ACRE dans les trois années précédentes. Ce dispositif est cumulable avec d'autres aides comme l'ARE (allocation chômage). Il constitue un levier majeur pour les freelances qui se lancent, leur permettant de maximiser leur revenu net la première année.
FEC (Fichier des Écritures Comptables)
Le FEC (Fichier des Écritures Comptables) est un fichier numérique au format normalisé (texte tabulé) contenant l'ensemble des écritures comptables d'un exercice. Il est obligatoire depuis 2014 pour toute entreprise tenant une comptabilité informatisée et doit être remis à l'administration fiscale en cas de contrôle. Le FEC contient 18 à 22 colonnes obligatoires : numéro d'écriture, date, libellé, montant débit/crédit, numéro de compte, etc. Les micro-entrepreneurs n'ayant pas l'obligation de tenir une comptabilité en partie double ne sont techniquement pas tenus de produire un FEC, mais ceux qui utilisent un logiciel de comptabilité doivent pouvoir le fournir. Oneboard permet d'exporter un FEC conforme en un clic depuis le module trésorerie.
SIRET / SIREN
Le SIREN (Système d'Identification du Répertoire des Entreprises) est un identifiant unique de 9 chiffres attribué par l'INSEE à chaque entreprise lors de sa création. Le SIRET (Système d'Identification du Répertoire des Établissements) est composé du SIREN suivi d'un NIC (Numéro Interne de Classement) de 5 chiffres, soit 14 chiffres au total. Chaque établissement d'une même entreprise possède son propre SIRET. Pour un freelance qui travaille depuis chez lui, il n'a généralement qu'un seul SIRET. Ces numéros sont obligatoires sur les factures, devis et tous les documents commerciaux. Ils sont attribués dans un délai de quelques jours à quelques semaines après l'immatriculation via le guichet unique de l'INPI. Ils sont vérifiables publiquement sur le site de l'INSEE ou via l'annuaire Sirene.
CFE (Cotisation Foncière des Entreprises)
La CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) est un impôt local dû par toute personne physique ou morale exerçant une activité professionnelle non salariée, y compris les micro-entrepreneurs. Son montant est calculé sur la valeur locative des biens immobiliers utilisés pour l'activité. Pour les freelances travaillant à domicile sans local dédié, une cotisation minimale s'applique, dont le montant varie selon la commune (entre 200 et 2 000 euros environ). La CFE est due chaque année au 15 décembre, avec possibilité de payer un acompte au 15 juin. Les créateurs d'entreprise en sont exonérés la première année civile d'activité. La déclaration initiale (formulaire 1447-C) doit être déposée avant le 31 décembre de l'année de création. Le paiement se fait obligatoirement en ligne sur impots.gouv.fr.
URSSAF
L'URSSAF (Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales) est l'organisme chargé de collecter les cotisations et contributions sociales des employeurs, salariés et travailleurs indépendants. Pour les micro-entrepreneurs, l'URSSAF est l'interlocuteur principal : c'est sur le site autoentrepreneur.urssaf.fr que se font les déclarations de chiffre d'affaires (mensuelles ou trimestrielles) et le paiement des cotisations sociales. Ces cotisations financent l'assurance maladie, la retraite de base, la retraite complémentaire, les allocations familiales et la CSG/CRDS. En 2026, le taux global pour une activité libérale (BNC) est d'environ 21,1 % du CA. L'URSSAF gère aussi le recouvrement de la contribution à la formation professionnelle (0,1 à 0,3 % du CA selon l'activité).
Portage salarial
Le portage salarial est une forme d'emploi hybride qui permet à un professionnel indépendant de réaliser des missions pour ses clients tout en bénéficiant du statut de salarié. Concrètement, le freelance signe un contrat de travail (CDD ou CDI) avec une société de portage, qui facture le client final, reverse un salaire net au consultant (après déduction des charges sociales et des frais de gestion, généralement 5 à 10 % du CA HT) et fournit un bulletin de paie. Le porté bénéficie de la protection sociale du salarié : assurance chômage, retraite du régime général, mutuelle, prévoyance. En contrepartie, le coût total est plus élevé qu'en micro-entreprise (environ 45 à 55 % du CA part en charges). Le portage est encadré par la convention collective du portage salarial et impose un TJM minimum.
Franchise en base de TVA
La franchise en base de TVA est un dispositif fiscal qui dispense les petites entreprises de facturer, déclarer et reverser la TVA à l'État. En contrepartie, elles ne peuvent pas récupérer la TVA sur leurs achats. En 2026, les seuils de la franchise sont de 25 000 euros de CA annuel pour les prestations de services et de 85 000 euros pour les activités de vente (seuils modifiés par la loi de finances 2025, entrée en vigueur au 1er mars 2025). Tant que le freelance reste sous ces seuils, il mentionne sur ses factures : "TVA non applicable, art. 293 B du CGI". En cas de dépassement, l'assujettissement à la TVA prend effet le premier jour du mois de dépassement. Le freelance peut aussi opter volontairement pour la TVA, ce qui peut être avantageux s'il a des investissements importants à déduire.
Indemnité forfaitaire de recouvrement
L'indemnité forfaitaire de recouvrement est une somme de 40 euros due de plein droit par tout débiteur professionnel en cas de retard de paiement d'une facture (article L441-10 du Code de commerce). Elle est exigible dès le lendemain de la date d'échéance, sans qu'une mise en demeure soit nécessaire. Cette indemnité s'ajoute aux pénalités de retard (calculées au taux BCE majoré de 10 points, ou au taux contractuel, minimum 3 fois le taux d'intérêt légal). La mention de l'indemnité de 40 euros est obligatoire sur les factures depuis 2013. Si les frais de recouvrement réels dépassent 40 euros, le créancier peut demander une indemnisation complémentaire sur justificatifs. Oneboard intègre automatiquement cette mention sur chaque facture et calcule les pénalités de retard dans le module de relances.
EI (Entreprise Individuelle)
L'Entreprise Individuelle (EI) est la forme juridique la plus simple pour exercer une activité indépendante en France. L'entrepreneur exerce en son nom propre, sans création de personne morale distincte. Depuis la loi du 14 février 2022 (plan Indépendants), le patrimoine personnel de l'entrepreneur individuel est automatiquement protégé : seuls les biens utiles à l'activité professionnelle peuvent être saisis en cas de dettes professionnelles. L'EI peut opter pour le régime fiscal de la micro-entreprise (si les seuils sont respectés) ou pour le régime réel d'imposition. Depuis 2022, l'EI peut aussi opter pour l'impôt sur les sociétés (IS), ce qui la rapproche fiscalement d'une EURL. L'inscription se fait via le guichet unique de l'INPI. Les cotisations sociales sont gérées par l'URSSAF (environ 40 à 45 % du bénéfice net au régime réel).
EURL / SASU
L'EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) et la SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) sont deux formes de sociétés unipersonnelles qui permettent à un freelance d'exercer via une personne morale distincte. L'EURL est soumise par défaut à l'IR (option IS possible) ; le gérant associé unique cotise au régime TNS (environ 40 à 45 % du bénéfice). La SASU est soumise par défaut à l'IS ; le président est assimilé salarié et cotise au régime général (charges plus élevées, environ 65 à 80 % du salaire brut, mais meilleure protection sociale). La SASU est privilégiée par les freelances souhaitant se verser des dividendes faiblement taxés ou cumuler avec l'ARE. Les deux structures nécessitent une comptabilité complète (bilan, compte de résultat) et un dépôt des comptes annuels. Le capital social minimum est de 1 euro.